Pascal Van Hoorne

3 ans.. Déjà 3 ans que je suis indépendant…

Il y a 3 ans, quelques mois avant de devenir papa de jumeaux, à un moment où beaucoup me disaient que ce n’était pas le moment, je quittais mon job de salarié dans lequel je m’épanouissais depuis plus de 12 ans.

Lorsque j’ai fait ce choix, j’avais en tête une vague idée de ce que je voulais faire en tant qu’indépendant. Mais rien n’était figé. Je savais juste que j’avais envie d’être libre. Libre d’avoir du temps et libre d’être pleinement authentique, c’est à dire d’avoir un job qui correspondait à 100% à ce que j’étais et à ce en quoi je croyais. Et j’avais également l’envie d’avoir un job utile, qui pouvait avoir, à ma mesure, un impact, un sens.

Trois ans après avoir fait ce choix, il est temps de réaliser un premier bilan. Bien entendu, ce que je partage là n’est pas une vérité absolue. Juste ma vérité, ce que j’ai vécu. Et c’est un bilan à aujourd’hui. Pour moi, l’indépendance est un chemin où tous les champs des possibles restent perpétuellement, dans un sens ou dans l’autre, ouverts… Alors le bilan dans une, deux ou cinq années de plus sera peut être différent… Tout est possible !

Mon bilan

Le chemin d’un indépendant n’est pas un long fleuve tranquille. Il est fait de « up and down », de moments forts et de moments très (trop) calmes, de questions aussi (beaucoup !). J’ai appris que l’indépendance ne convenait pas à tout le monde. L’indépendance n’est pas un sprint mais un marathon, où il faut tenir sur la distance. A un moment, j’ai cru que l’indépendance était une réponse pertinente pour beaucoup. Mais non, je ne pense pas que cela soit le cas. J’ai vu durant ces trois ans des indépendants réussir, d’autres galèrer et certains abandonner. Quand on est indépendant, c’est chevillé au corps. On y pense quasiment en permanence. On est à la fois le CEO, le Directeur Commercial, le Dir Com, le Directeur financier, le Directeur Marketing, … Il faut à la fois faire preuve de vision, de résilience, de positivité, …

Et il est nécessaire d’accepter la notion du temps. La différence entre son temps à soi et le temps des autres (les clients et les partenaires). Les graines que l’on plante peuvent avoir besoin de temps pour pousser. Et c’est dans ce moment qu’il est fondamental de ne pas perdre l’énergie et l’envie. Et s’il arrive de perdre son enthousiasme, trouver en soi (et en ses proches qui ont une importance prépondérante) les ressources pour continuer à avancer avec passion et conviction.

J’ai aussi appris qu’il était important de ne pas se perdre. Et pour cela, garder en tête ses moteurs, le pourquoi. Pourquoi on fait ce choix, pourquoi on y croit. Se connaitre soi pour trouver sa voie. Comprendre ce qui nous anime et être créatif pour répondre à ce besoin viscéral . Et ne rien s’interdire. C’est là une des forces, à mon sens, d’être ion entrepreneur. Le cadre n’a pas de limites, seulement celles que l’on décide de poser.

Pour ma part, ce qui m’anime est de replacer l’humain au centre. Et contribuer à ce que chacun soit plus aligné, plus fort, plus heureux et plus performant. C’est le mantra qui guide mes différentes activités d’indépendant slasheur. Que ce soit en accompagnant des entrepreneurs dans leur stratégie de communication, des organisations dans leur management pour fluidifier les relations humaines, des étudiants dans le début de leur chemin de vie, des papas dans l’accomplissement de leur rôle de père en conciliation avec leur job (www.histoiresdepapas.com), des femmes et des hommes en partageant mon histoire lors de conférences, des personnes en transition via un MOOC « Créez le job de vos rêves et la vie qui va avec ». Depuis 3 ans, je n’ai de cesse d’oser sortir de ma zone de confort, de me mettre en danger, d’apprendre. Mais en sachant pourquoi je le fais, cela rend la zone d’inconfort beaucoup plus confortable !

Mes 9 conseils d’indépendant entrepreneur de sa vie

  • Rencontrer des gens et créer des opportunités. Que ce soit en « vrai » (un déjeuner ou rencontre par semaine pour moi !) ou dans le digital (bien pensé avec une ligne éditoriale et du personal branding cohérent, Linkedin est un formidable outil d’opportunités et d’échanges), s’ouvrir aux autres est essentiel. On ne peut jamais savoir ce qui va en découler… Et des jolies rencontres, amicales et/ou professionnelles, j’ai eu la chance d’en vivre de nombreuses depuis 3 ans…
  • Essayer, échouer, apprendre. Durant ces 3 ans, je me suis parfois trompé dans mes choix. Et cette erreur n’était qu’une marche de plus sur le chemin. Je ne suis pas un grand fan de citations mais la phrase de Mandéla « Dans la vie je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends » est l’un de mes mantras.
  • Ne pas s’isoler. Etre libre ne signifie pas être seul. Cela peut être un danger de l’indépendant. Je l’ai vécu plusieurs mois avant de comprendre que j’avais parfois besoin (3 jours en moyenne par semaine pour moi) d’être dans une dynamique. Les espaces de Coworking se multiplient et sont la solution idéale pour les indépendants à mon sens.
  • S’appuyer sur son entourage personnel. Dans la même lignée du conseil précédent, il est fondamental de pouvoir s’appuyer sur son entourage personnel. Conjoint.e, famille, amis ou mentor, ils sont des points d’appuis de votre aventure d’entrepreneur indépendant. Identifiez dans votre cercle, la ou les personnes qui sauront être à l’écoute, qui sauront vous re-mobiliser et vous encourager ou simplement être là quand vous exprimez le besoin. Ils ont été quelqu’uns à être un soutien sans faille dans mon aventure d’entrepreneur et mon chemin n’aurait pas été le même sans eux…
  • Se connecter à son rêve d’enfant. Devenir indépendant, c’est le meilleur moyen pour se réaliser pleinement. Pris dans la course, j’ai décidé à un moment de me reconnecter à mon rêve d’enfant pour construire mon chemin. Le mien était de transmettre. Dans mes yeux d’enfants, c’était d’être une rock star ou écrivain (merci à mes profs de français qui m’ont fait comprendre que c’était possible). Dans mes yeux d’adultes, c’est d’animer des conférences, d’écrire (au travers de livres ou du blog) et de partager via des cours ou des ateliers. Etre indépendant, c’est être un entrepreneur de sa vie. Alors autant tout faire pour qu’elle ressemble à celle de nos rêves (d’enfants devenus adultes).
  • Se diversifier. Etre slasheur (avoir plusieurs activités), c’est pour moi un moyen de donner vie à toutes mes envies. Et de façon plus pragmatique (financière), c’est aussi de se sécuriser. La petite phrase de nos mamies « on ne met pas tous ses oeufs dans le même panier » a pris pour moi tout son sens en devenant indépendant.
  • Savoir dire non. Dans les moments de flottement (il y en a !), ceux où l’on doute de soi et de sa réussite, ceux où les peurs (notamment financières) prennent le dessus, on peut être amené à accepter des projets qui nous correspondent moins. Cela m’est arrivé. Puis j’ai appris à dire non à des clients ou des projets qui ne m’enthousiasmaient pas réellement. Ou à dire non à des propositions de CDI pourtant sécurisantes. Ce n’est pas forcément évident sur l’instant. Se reconnecter à soi, à ce qui nous fait vraiment vibrer, aide à faire ces choix.
  • Donner pour recevoir. Là aussi, on dirait une phrase de mes mamies ! Et pourtant c’est si vrai… Etre indépendant, c’est accepter de donner du temps parfois gratuitement (tout en sachant arrêter quand cela devient trop chronophage ou que cela ne fait plus sens). C’est accepter d’ouvrir son réseau et de favoriser les mises en relation (et sans attendre en retour, juste sincèrement).
  • Rester authentique. Encore plus que lorsque nous sommes salariés , un indépendant, au delà de son expertise, vend ce qu’il est. Et cela finit toujours par fonctionner quand l’on est vraiment soi. Et oser être sans masque, n’est-ce pas là un pas vers le chemin du bonheur.

Car au final, si on choisit d’être indépendant, c’est bien pour faire un pas de plus vers ce bonheur…

#indépendant #freelance #slasheur

www.pascalvanhoorne.com

Catégories : Blog

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